Le mur de séparation

Une des caractéristiques principales de l’apartheid ? La séparation physique entre les peuples. Le mur construit par Israël autour de la Cisjordanie rentre dans cet objectif de ségrégation. Il est d’ailleurs nommé « mur de la honte » en plus d’être condamné par la communauté internationale et considéré illégal.

Ses caractéristiques ?

The Israeli separation wall divides the Pisgat Zeev Israeli Settlement, on the left, and the Shuafat Refugee Camp, on the right, outside Jerusalem, January 25, 2011. Al-Jazeera released leaked documents called the "Palestine Papers" that reveal that Palestinian negotiators were willing to compromise on the issues of Jerusalem and refugees during peace talks with Israel in 2008. UPI/Debbie HillEn construction depuis 2002, le mur fait déjà plus de 700 km de long. Certaines parties sont construites en béton allant jusqu’à 9 mètres de haut, d’autres sont faites de clôtures électriques ou fils barbelés. Tout au long du mur sont disposés des postes d’observation gérés électroniquement ou par des soldats.

Il existe aussi des checkpoints qui sont des points de contrôles militaires. Ceux-ci permettent de contrôler les mouvements des Palestiniens, notamment parce que certaines destinations nécessitent une autorisation spéciale, comme par exemple Jérusalem-Est bien que officiellement située en territoire palestinien.

Son but officiel ? La sécurité.

L’Etat israélien présente le mur comme une mesure de sécurité afin de protéger la population israélienne de toute intrusion de terroristes palestiniens sur le territoire israélien.

Son but réel politique ? L’appropriation des territoires palestiniens.

Le mur ne suit pas le tracé de la ligne verte (frontière reconnue internationalement depuis 1967 et base de toute négociation pour les accords de paix). La majorité du mur est donc en Cisjordanie et annexe des terres palestiniennes à Israël. Le mur est donc en réalité un instrument de colonisation, il permet de s’accaparer plus de territoires, de relier différents espaces colonisés entre eux et d’annexer stratégiquement les terres riches en eau et autres matièWestBankWallres premières.

De plus, le mur rend l’économie et la vie des Palestiniens impossibles. Son existence encourage le départ de la population palestinienne. En effet, en morcelant le territoire, le mur rend la création d’un futur État Palestinien de plus en plus difficile. De nombreux Palestiniens sont isolés du reste de leur communauté et de leur famille. 50 000 sont à l’Ouest du mur et 247.800 vivent dans des zones encerclées. Le Mur sépare donc davantage les Palestiniens entre eux que les Palestiniens des Israéliens. Sans compter la limitation de mouvement, l’accès aux dispositifs de santé et d’éducation, aux terres agricoles et aux lieux saints de Jérusalem.

Le mur et l’art

artLe mur sert de support à de nombreuses œuvres artistiques qui s’opposent à son existence – telles celles de Banksy.

 

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