Bref historique

1947-1949 : Création de l’Etat d’Israël, exode de 800 000 Palestiniens.

En 1947, au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Nations Unies votent une proposition de partage de la Palestine en un Etat juif (55% de la superficie du pays) et un Etat arabe (45%). Les autorités sionistes (le sionisme est un mouvement visant à la création d’un Etat juif en territoire palestinien) acceptent ce plan de partage tandis que les Palestiniens, sous tutelle britannique, refusent. Ces derniers s’indignent de l’injustice de ce plan octroyant plus de la moitié du territoire à une communauté constituant alors 1/3 de la population locale, suite à des vagues d’immigration intensives. L’accaparement de terres était déjà une réalité avant 1947, les Palestiniens sentant peu à peu monter la volonté des mouvements sionistes de prendre le contrôle de la Palestine toute entière.

Suite au plan de partage, commence alors la guerre d’indépendance pour les Israéliens et la Nakba pour les Palestiniens, c’est-à-dire la « catastrophe » entre autres car 400 000 d’entre eux seront expulsés du territoire.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame unilatéralement la naissance de l’Etat d’Israël. Le lendemain, les troupes arabes des pays voisins entrent en Palestine, mais la victoire est israélienne. Le conflit (1947-1949) se termine par l’exode de 350 000 Palestiniens de plus, la mainmise d’Israël sur 78% du territoire de la Palestine et la destruction de 400 villages palestiniens. L’Assemblée générale de l’ONU vote le droit des réfugiés palestiniens au retour ou à des compensations par la résolution 194.

1967 : Guerre des « des Six-Jours », début de la colonisation et de l’occupation israélienne des territoires Palestiniens restants.

En 1967, Israël attaque l’Egypte, puis la Jordanie et enfin la Syrie, dans une guerre qu’elle qualifie de préventive. Celle-ci débouche sur l’occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza ainsi que du plateau du Golan syrien et du Sinaï égyptien. On assiste également à un nouvel exode de quelques 200 000 Palestiniens et de 120 000 habitants syriens du Golan. C’est à partir de 1967 que la politique de colonisation des territoires Palestiniens restants commence.

1987- 2000 : Deux intifadas, échecs des accords de négociations.

intifada En 1987, c’est la première Intifada : la « révolte des pierres », soulèvement du peuple palestinien face à l’occupation. Sa répression cause, jusqu’en 1993, la mort de quelques 2000 Palestiniens.

En 1988, devant l’Assemblée Générale de l’ONU, l’OLP (l’Organisation de Libération de la Palestine) reconnaît – par la voix de Yasser Arafat – l’existence d’Israël, et déclare accepter « toutes les résolutions de l’ONU » et dénonce « le terrorisme sous toutes ses formes ».

En 1993, signature des Accords « d’Oslo » (accords de paix) entre la direction de l’OLP et le gouvernement israélien d’Yitzhak Rabin. Rabin est assassiné par un extrémiste israélien, la colonisation continue malgré les négociations de paix, la droite l’emporte en Israël : pour une série de raisons, les accords d’Oslo échouent.

En 1995, signature des accords d’Oslo II. La Cisjordanie est divisée en 3 zones (A, B et C) qui déterminent la part de contrôle d’Israël sur le territoire palestinien restant.

En 2000, seconde Intifida, le deuxième soulèvement des pierres palestinien.

2001 – … : Construction du  « mur de séparation », blocus de Gaza, offensives militaires…

En 2002, c’est le début de la construction du « mur de séparation » par Israël. Ce mur est illégal au regard du droit international et son démantèlement sera exigé, sans grand impact, par la communauté internationale.

En 2007, suite à l’élection du Hamas, Israël impose un blocus à la bande de Gaza.

En 2008, la trêve conclue entre Israël et Gaza prend fin suite à une attaque israélienne tuant 7 militants du Hamas. Des roquettes sont alors lancées contre le sud d’Israël et la violence monte jusqu’à l’Opération Plomb Durci mise en place par Israël le 27 décembre 2008. L’entièreté des violences aura fait environ 1400 morts palestiniens et 13 morts israéliens. phosphore blanc

En 2012, les violences reprennent et mènent à l’opération israélienne Pilier de Défense ou Colonne de Nuages. Le bilan humain y est de 6 morts israéliens et environ 160 morts palestiniens.

Le 29 novembre 2012, la Palestine a accédé au statut d’Etat observateur non membre permanent à l’ONU. Cette reconnaissance largement partagée au niveau international a pourtant entrainé des représailles de la part d’Israël, tant au niveau économique qu’au niveau de l’accentuation de la colonisation.

En 2014, l’enlèvement de trois jeunes colons près des colonies du Gush Etzion en Cisjordanie et leur mort suivie de la mort d’un jeune palestinien sont les prétextes au nom desquels Israël lance l’opération Bordure protectrice. Les revendications des deux camps sont, pour Israël la démilitarisation totale de la bande de Gaza ; du côté palestinien (du Hamas plus exactement) la levée du blocus en place depuis 2007. Le bilan de cette dernière offensive est de plus de 2100 morts palestiniens, plus de 11 200 blessés, environ 55 000 maisons détruites, 475 000 personnes déplacées et 70 morts israéliens.

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